C’EST POSSIBLE?

peinture matteo large - Version 2

Peinture de Matteo à l’école maternelle, après des années de points noirs…

Pour moi, certains enfants peuvent ‘sortir de l’autisme’ ou même guérir- j’estime que c’est la cas de mon fils. D’autres peuvent connaître une ‘évolution remarquable’, ou  ‘bien progresser’ , ‘un peu progresser’ et malheureusement certains n’évolueront pas. Impossible de prédire à l’avance ce qu’il en sera…La seule chose que l’on peut faire, c’est d’essayer de tout mettre en oeuvre pour que chacun développe son plein potentiel de santé et d’épanouissement.

Le temps consacré à définir l’autisme, à savoir qui l’est ou pas, à quel point, et si oui non c’est irréversible, est tout simplement du temps perdu.  Ce qui compte c’est ce qu’on peut faire tout de suite pour tout un chacun.  La VIE c’est le mouvement.

Personnellement je pense que cela vaut toujours la peine, d’investiguer toutes les possiblités d’évoluer et il m’est très difficile de comprendre l’énergie et l’acharnement dépensés par certains pour marteler que ‘l’autisme est incurable, car c’est purement génétique’ pour rejeter des pistes intéressantes en adoptant une attitude fataliste.  Tant les découvertes scientifiques les plus récentes, les satistiques de l’autisme que de nombreux témoignages nous montrent que cela n’est pas vrai.  L’autisme pourrait aujourd’hui être décrit comme une forme ‘d’encéphalopathie chronique’ d’origine génétique et environnementale.

Pour comprendre ce nouveau modèle issu de la recherche scientifique la plus pointue dans ce domaine, je vous renvoie aux travaux de Martha Herbert, professeur en neurologie à la Harvard Medical School (oui c’est bien la fac de médecine la plus côtée aux USA en 2015, pas une ‘fausse référence’).  Après avoir passé 20 ans à étudier les particularités du cerveau chez les autistes, elle affirme aujourd’hui que le modèle ‘100% cerveau, génétique et ‘figé’ de l’autisme’ ne tient pas ni dans la théorie, ni dans la pratique et qu’il doit être remplacé par un modèle ‘global, cad qui englobe tout le corps et ses systèmes, épigénétique et dynamique’.

Elle démontre ceci avec de nombreuses études à l’appui.  Elle considère aussi les facteurs environnementaux comme ayant un impact majeur, sur la survenance et le développement de l’autisme et affirme que nous avons aujourd’hui de réelles possibilités d’intervention.

Je vous invite à consulter son site www.autismrevolution.org

OUI mais,  ‘on ne sort pas de l’autisme, tout le monde le sait…par définition.  D’ailleurs l’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap’.  Si les arugments scientifiques ne suffisent pas, je vous invite aussi à remettre en question ces ‘arguments d’autorité’ qui sont en réalité complètement creux et à vous poser la question suivante:

Une définition, ça ne se remet pas en question…

Qu’est-ce donc que l’autisme?  Une étiquette

Une étiquette qui recouvre des réalités différentes et qui est posée à un moment donné dans le temps en fonction d’observations de troubles au niveau de la communication, du comportement, de la cognition et des compétences sociales

Si à un moment ultérieur ces observations sont normales, n’est-il pas logique de retirer cette étiquette?  Si la réalité ne colle plus à la ‘définition’?

⇒ Lisez les témoignages de ceux qui s’en sont sortis

Une études récente (Anderson, Liang, Lord, « Predicting youg adult outcome… », Journal of Child Psychology, 2013) semble indiquer que près de 15% d’enfants autistes retrouvent une vie normale. On les appelle ‘Very positive outcome’.

Pour ma part je conçois l’autisme comme une maladie ou un syndrome s’exprimant à des niveaux d’être multiples (physique, psychique, énergétique), ayant des causes multiples et des possibilités d’intervention et de guérison multiples aussi…Ca ressemble à un puzzle, mais on peut identifier et assembler de nombreuses pièces.

Il y a des facteurs génétiques.  Aucune recherche génétique n’a englouti autant d’argent que celles pour identifier LE gène de l’autisme.

⇒ Le problème c’est qu’on a trouvé beaucoup trop de gènes impliqués,  pour que cela soit spécifique et ils ne sont pas nécessairement prédictifs.  Par exemple, comment expliquer que dans 70% des cas, les personnes porteuses du  gène associé au syndrome X-fragile,  ne présentent pas ce syndrome?  Idem pour la maladie de Rett…deux cas où un facteur génétique spécifique a pourtant été identifié.  Même dans les fameuses études sur les jumeaux, il semblerait que la partie ‘environnementale’ pèse plus dans la balance que la partie génétique.

Genetic heritability and shared environmental factors among twin pairs with autism  (étude Hallmayer)   2011 Nov;68(11):1095-102. doi: 10.1001/archgenpsychiatry.2011.76. Epub 2011 Jul 4. (pubmed)

www.ucsf.edu/news/2011/07/10153/study-debunks-autism-primarily-genetic-disorder

Parler de génétique sans évoquer l’épigénétique est un aveu d’ignorance tant les facteurs susceptibles d’influencer l’expression de nos gènes sont nombreux et importants (l’environnement, les agens toxiques, le stress, l’alimentation, les champs électro-magnétiques, l’histoire familiale..)

⇒Si c’est uniquement génétique, comment expliquer la progression fulgurante de cette affection?  Voici les chiffres officiels du CDC (Center for Disease Control, USA)

1970: 1 sur 2500
2000: 1 sur 150
2011: 1sur 110
2012: 1 sur 88
2013: 1 sur 50

Corée du Sud: 1 sur 38, étude la plus complète…(note: la Corée du sud est aussi un des pays le plus ‘connecté’ point de vue ondes électromagnétiques).

Si c’était un virus on parlerait d’épidémie…Assistons-nous à une ‘épidémie génétique’?  Sans parler des enfant avec des TED et TDA/h  (Troubles Envahissants du Développement, des Troubles et Déficits de l’Attention et hyperactivité).  Pas de classe sans enfant avec un diagnostic.

On ne peut pas nous resservir chaque année la fable que ‘maintenant on les diagnostique mieux’…Ces 3 dernières années, rien n’a changé à ce niveau là, mais le taux a doublé.

Où sont les 2% d’autistes adultes dans la population?

On tente de nous faire croire qu’ils ont toujours été là, mais qu’on ne les avait pas diagnostiqués…  Non, tous les génies n’étaient pas autistes, cela ne sert à rien de transformer Leonard de Vinci, Edison ou Beethoven en pseudo Asperger.  Et tous les autistes ne sont pas des génies, beaucoup arrivent à peine à exprimer qu’ils ont faim, certains ne parlent pas du tout.  L’autisme est un problème assez lourd pour qu’on ne passe pas à côté chez un si grand nombre de personnes.

Enfin, saviez-vous que dans la fameuse cohorte initiale des patients de Leo Kanner, la moitié des enfants avaient déjà des troubles physiques importants (alimentation, sommeil, épilepsie), mais qu’on a seulement abordé cela comme l’expression  d’un trouble psychologique…

Que pour la moitié d’entre eux, on peut suspecter une intoxication au mercure?  et peut-être même un accident vaccinal (mère infirmière qui avait fait de la vaccination sa ‘mission de vie’, ‘on ne pourrait pas vacciner assez, ni assez tôt’)?  Et que deux d’entre eux s’en sont assez bien sortis? (voir ‘ ‘age of autism’, Dan Olmstedt et Mark Blaxill)

Pour moi, l’autisme est une épidémie créée par l’homme qui peut et doit être résolue par l’homme